vallin:vallin-ei45-47-visao-conjunta-da-esfera-objetivante
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| + | ====== VISÃO CONJUNTA DA ESFERA OBJETIVANTE (EI:45-47) ====== | ||
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| + | (VALLINEI) | ||
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| + | ==== A) Subjetividade objetivante e temporalidade ==== | ||
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| + | 1) Da vontade de poder como princípio de unidade da estrutura temporal objetivante | ||
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| + | No quadro da temporalidade objetivante, | ||
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| + | Dans le cadre de la temporalité objectivante, | ||
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| + | Le caractère le plus général de cette sphère consiste en une intégration du réel dans le cadre de certaines structures intelligibles d’ordre théorique (Science) ou pratique (Technique industrielle ou sociale, telles que la subjectivité ait le sentiment de triompher ou du moins de pouvoir triompher a priori de tous les obstacles et de tous les mystères qui s’opposeraient à son désir de s’approprier et de s’assimiler [] la totalité du réel existant. Il ne s’agit pas ici de caractériser un moment psychologique particulier d’une lutte de la subjectivité contre le réel qu’elle vise à intégrer en totalité dans la sphère de sa domination : par exemple le moment du désir, de l’effort, ou celui de la possession, c’est-à-dire de la domination espérée et attendue, avec ce qu’il implique encore de risque éventuel et d’incertitude, | ||
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| + | Il s’agit d’un caractère qui domine la totalité des divers moments que déploie l’activité objectivante de la subjectivité « logique » et qui est plus profond que l' | ||
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| + | Les connotations affectives et actives de cette notion de volonté de puissance doivent nous mettre en garde contre une interprétation purement « théorisante » de la subjectivité objectivante. Cette dernière s’avère simultanément activité théorique orientée vers l’assimilation du réel par la connaissance et activité pratique visant à la possession du réel dans la satisfaction du désir. Une distinction trop radicale entre l’ordre « théorique » et l’ordre « pratique » risquerait de masquer l’unité profonde de cette structure, qui baigne dans une atmosphère affective jusque dans ses démarches les plus théoriques (celle du savant, par exemple) et qui implique inversement une activité de connaissance objectivante jusque dans ses démarches les plus concrètes, d’ordre technique ou social. La transcendance vers un monde objectivé qui caractérise cette structure temporelle implique donc une relation d’être, une relation ontologique qui fait que la subjectivité s’accorde affectivement avec l’aspect du monde qu’elle dévoile, et qui constitue l’essence de toutes les démarches qu’elle accomplit, dans le jugement théorique et le raisonnement scientifique aussi bien que dans le maniement des outils, ou dans n’importe quelle conduite sociale dans le cadre de la vie « habituelle ». La rationalisation scientifique du monde, en tant que démarche théorique de « pure » connaissance implique à sa racine une relation ontologique de désir de possession à l’égard du monde et non le soi-disant détachement et le désintéressement de la « raison pure ». | ||
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| + | La raison humaine en tant que telle et sous sa forme la plus « pure » est engagée dans le monde qu’elle cherche à connaître et à comprendre. Chacune des modalités de son intentionnalité fondamentale traduit un désir de dominer le monde, de le connaître conformément aux catégories de la pensée et aux besoins de l’activité humaine. Cet engagement dans le monde ou cet « être-dans-le-monde », est corrélatif d’une liaison nécessaire et intime entre la pensée et l’action. Si l’on peut dire que l’activité théorique de la subjectivité objectivante implique une exigence nécessaire d’activité pratique ultérieure, | ||
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| + | Cela ne signifie pas que le monde apparaisse un pur produit de la subjectivité humaine, mais que ses principales structures et ses articulations sont délimitées en fonction de la volonté de puissance par laquelle la subjectivité cherche à se l’assimiler et à le dominer. | ||
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| + | Nous aurons à examiner par la suite de quelle manière s’opère cette « prise en charge » du réel par la subjectivité objectivante, | ||
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