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panikkar:raimundo-panikkar-le-temps

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panikkar:raimundo-panikkar-le-temps [30/12/2025 12:14] – created - external edit 127.0.0.1panikkar:raimundo-panikkar-le-temps [27/01/2026 20:02] (current) mccastro
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-====== Raimundo Panikkar: LE TEMPS ======+====== LE TEMPS ======
  
 //« Au-dessus du temps a été placé un vase comble » Atharva Veda XIX, 53, 3.// //« Au-dessus du temps a été placé un vase comble » Atharva Veda XIX, 53, 3.//
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 > « La vision du temps varie selon qu'il est considéré comme pouvoir, comme le Soi ou bien comme divinité. Dans l'état d'ignorance (le temps) est le premier à se manifester, mais il disparaît dans l'état de sagesse. » > « La vision du temps varie selon qu'il est considéré comme pouvoir, comme le Soi ou bien comme divinité. Dans l'état d'ignorance (le temps) est le premier à se manifester, mais il disparaît dans l'état de sagesse. »
  
-===== I. Le temps. =====+==== I. Le temps. ====
  
-===== //1. Le temps, fruit de l'action rituelle. ===== +=== 1. Le temps, fruit de l'action rituelle. ===
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 Dans l'expérience primordiale de l'Inde védique, le temps est vécu comme l'existence même des êtres (que nous appelons temporels). Il n'y a pas de temps vide. Le temps est une abstraction qui n'existe pas. Ce qui existe, c'est l'écoulement (temporel) des êtres : or, c'est ce processus que rend possible le sacrifice. Dans l'expérience primordiale de l'Inde védique, le temps est vécu comme l'existence même des êtres (que nous appelons temporels). Il n'y a pas de temps vide. Le temps est une abstraction qui n'existe pas. Ce qui existe, c'est l'écoulement (temporel) des êtres : or, c'est ce processus que rend possible le sacrifice.
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 En résumé, il y a d'une part dans cette intuition védique du temps l'idée d'une relation étroite entre le temps et l'action du culte (karman au sens foncier), de sorte que l'un n'existe pas sans l'autre ; d'autre part, l'homme du Veda aspire — contrairement à l'homme des époques postérieures — soit à une longue vie, soit à une certaine continuité qui ne semble pas être assurée par les faits cosmologiques. En résumé, il y a d'une part dans cette intuition védique du temps l'idée d'une relation étroite entre le temps et l'action du culte (karman au sens foncier), de sorte que l'un n'existe pas sans l'autre ; d'autre part, l'homme du Veda aspire — contrairement à l'homme des époques postérieures — soit à une longue vie, soit à une certaine continuité qui ne semble pas être assurée par les faits cosmologiques.
  
-===== //2. Le temps comme pouvoir cosmique. ===== +=== 2. Le temps comme pouvoir cosmique. ===
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 Une deuxième intuition fondamentale du temps, apparentée d'ailleurs à la première, va jusqu'à considérer le temps comme un pouvoir cosmique qui est origine et principe même de la réalité. Il s'agit là non seulement d'une conception très ancienne qui a des correspondances dans d'autres civilisations, mais surtout d'une vue populaire et largement répandue, appartenant probablement à la couche moins brahmanique de la tradition indienne. Cela expliquerait que presque toutes les écoles orthodoxes aient réagi fortement contre ce qu'elles appellent le kalavada, c'est-à-dire la doctrine qui place le temps au centre de la réalité et lui attribue une causalité universelle. Toute négation violente présuppose précisément l'existence, et même la prédominance de la chose niée : ainsi la tendance atemporelle et transtemporelle si marquée dans un certain hindouisme s'expliquerait justement par le rôle important que le temps absolu a joué dans l'esprit de l'époque. Une deuxième intuition fondamentale du temps, apparentée d'ailleurs à la première, va jusqu'à considérer le temps comme un pouvoir cosmique qui est origine et principe même de la réalité. Il s'agit là non seulement d'une conception très ancienne qui a des correspondances dans d'autres civilisations, mais surtout d'une vue populaire et largement répandue, appartenant probablement à la couche moins brahmanique de la tradition indienne. Cela expliquerait que presque toutes les écoles orthodoxes aient réagi fortement contre ce qu'elles appellent le kalavada, c'est-à-dire la doctrine qui place le temps au centre de la réalité et lui attribue une causalité universelle. Toute négation violente présuppose précisément l'existence, et même la prédominance de la chose niée : ainsi la tendance atemporelle et transtemporelle si marquée dans un certain hindouisme s'expliquerait justement par le rôle important que le temps absolu a joué dans l'esprit de l'époque.
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 Nous laisserons de côté la question de savoir si la conception du temps absolu a été importée en Inde de Babylone ou de Grèce, et quelles sont ses relations avec l'Iran. Ce qui nous intéresse surtout, c'est l'importance de cette doctrine depuis l'époque de l'Atharva Veda. Si l'on trouve une exaltation du Grand Temps dans deux hymnes de ce Veda, il s'agit là de la première expression de cette vision du Temps qui est « le créateur du créateur », Prajâpati, et qui est brahman lui-même : Nous laisserons de côté la question de savoir si la conception du temps absolu a été importée en Inde de Babylone ou de Grèce, et quelles sont ses relations avec l'Iran. Ce qui nous intéresse surtout, c'est l'importance de cette doctrine depuis l'époque de l'Atharva Veda. Si l'on trouve une exaltation du Grand Temps dans deux hymnes de ce Veda, il s'agit là de la première expression de cette vision du Temps qui est « le créateur du créateur », Prajâpati, et qui est brahman lui-même :
  
-> 1. « Le temps tire (le char, tel) un cheval avec sept rênes, +<verse>1. « Le temps tire (le char, tel) un cheval avec sept rênes,
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 avec mille yeux, riche en semence, exempt de vieillir. avec mille yeux, riche en semence, exempt de vieillir.
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 Le montent les poètes qui comprennent les chants inspirés. Le montent les poètes qui comprennent les chants inspirés.
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 Il a pour roues toutes les existences. Il a pour roues toutes les existences.
-+2. Le temps tire donc sept roues,
-2. Le temps tire donc sept roues, +
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 il a sept moyeux, son essieu (s'appelle) la non-mort. il a sept moyeux, son essieu (s'appelle) la non-mort.
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 Sis en deçà de toutes ces existences, Sis en deçà de toutes ces existences,
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 il est en marche, lui le premier des dieux. il est en marche, lui le premier des dieux.
-+3. Un vase plein a été mis au-dessus du Temps.
-3. Un vase plein a été mis au-dessus du Temps. +
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 Nous voyons (le Temps), bien qu'il soit en Nous voyons (le Temps), bien qu'il soit en
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 beaucoup d'endroits (à la fois). beaucoup d'endroits (à la fois).
-+Situé en face de toutes ces existences,
-Situé en face de toutes ces existences, +
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 le Temps (siège aussi), dit-on, au plus haut firmament le Temps (siège aussi), dit-on, au plus haut firmament
-+4. Ensemble il a apporté les existences,
-4. Ensemble il a apporté les existences, +
->+
 ensemble il a fait le tour des existences. ensemble il a fait le tour des existences.
-> 
 Lui qui était le père, il est devenu leur fils. Lui qui était le père, il est devenu leur fils.
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 Il n'est pas d'éclat plus haut que le sien. Il n'est pas d'éclat plus haut que le sien.
-+5. Le Temps a engendré le Ciel là-haut,
-5. Le Temps a engendré le Ciel là-haut, +
->+
 le Temps (a engendré) aussi les Terres que voici. le Temps (a engendré) aussi les Terres que voici.
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 Mises en branle par le Temps, les choses qui furent Mises en branle par le Temps, les choses qui furent
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 et qui doivent être ont leur répartition. et qui doivent être ont leur répartition.
-+6. Le Temps a créé la Terre ;
-6. Le Temps a créé la Terre ; +
->+
 dans le Temps brûle le Soleil ; dans le Temps brûle le Soleil ;
-> 
 dans le Temps l'œil voit au loin dans le Temps l'œil voit au loin
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 (oui), dans le Temps, toutes les existences. (oui), dans le Temps, toutes les existences.
-+7. Dans le Temps est la conscience ;
-7. Dans le Temps est la conscience ; +
->+
 dans le Temps le souffle ; dans le Temps le souffle ;
-> 
 dans le Temps est concentré le nom. dans le Temps est concentré le nom.
-> 
 Du Temps qui survient Du Temps qui survient
-> 
 toutes les créatures se réjouissent. toutes les créatures se réjouissent.
-+8. Dans le Temps est l'Ardeur (sacrée), dans le Temps
-8. Dans le Temps est l'Ardeur (sacrée), dans le Temps +
->+
 est concentré le tout-puissant brahman (oui), dans le Temps. est concentré le tout-puissant brahman (oui), dans le Temps.
-> 
 Le Temps est le seigneur de toutes choses, Le Temps est le seigneur de toutes choses,
-+lui qui a été le père de Prajâpati. »</verse>
-lui qui a été le père de Prajâpati. » +
 Toute la réalité dépend du Temps, et même le sacrifice, qui, dans le reste du Veda, est considéré comme la force suprême, est lui aussi subordonné au Temps. Il est important de noter la relation que l'on trouve, dans pratiquement tous les textes sur le temps, entre le Temps absolu et le temps empirique, créateur et créature, père et fils, cause et causé. Ici l'espace est soutenu par le temps, étendu dans le temps. Même les réalités intérieures — la conscience et le souffle — sont sous l'emprise du temps. Il y a un dynamisme universel qui fait tout mouvoir. En bref, kala est ici la divinité suprême qui n'est soumise ni au créateur personnifié (Prajapati), ni aux pouvoirs impersonnels et universels du sacrifice ou du brahman: Toute la réalité dépend du Temps, et même le sacrifice, qui, dans le reste du Veda, est considéré comme la force suprême, est lui aussi subordonné au Temps. Il est important de noter la relation que l'on trouve, dans pratiquement tous les textes sur le temps, entre le Temps absolu et le temps empirique, créateur et créature, père et fils, cause et causé. Ici l'espace est soutenu par le temps, étendu dans le temps. Même les réalités intérieures — la conscience et le souffle — sont sous l'emprise du temps. Il y a un dynamisme universel qui fait tout mouvoir. En bref, kala est ici la divinité suprême qui n'est soumise ni au créateur personnifié (Prajapati), ni aux pouvoirs impersonnels et universels du sacrifice ou du brahman:
  
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 Les Puranas contiennent des échos de la conception du temps comme divinité, mais ils essaient souvent de l'intégrer à leurs théologies respectives. Lorsqu'il est dit que kala est sans commencement et sans fin, sans vieillissement, omniprésent et souverainement libre, qu'il est le grand Seigneur, nous avons là la continuation de l'ancien kalavada: « Le Temps étant infini, il cause la fin, étant sans commencement, il crée le commencement, l'immuable. » Mais les Puranas considèrent plutôt le temps comme un pouvoir divin. Les Puranas contiennent des échos de la conception du temps comme divinité, mais ils essaient souvent de l'intégrer à leurs théologies respectives. Lorsqu'il est dit que kala est sans commencement et sans fin, sans vieillissement, omniprésent et souverainement libre, qu'il est le grand Seigneur, nous avons là la continuation de l'ancien kalavada: « Le Temps étant infini, il cause la fin, étant sans commencement, il crée le commencement, l'immuable. » Mais les Puranas considèrent plutôt le temps comme un pouvoir divin.
  
-**b) Le temps, pouvoir de Dieu.**+b) Le temps, pouvoir de Dieu.
  
 L'Atharva Veda parlait déjà d'un « vase plein qui est placé au-dessus du temps » et dans lequel, peut-on penser, le temps puise constamment. Cette plénitude au-delà du temps peut être comprise à la lumière de la Maitri Upanishad, selon laquelle « brahman a deux formes : temps et atemporalité ». Ainsi, il n'y a plus le Temps absolu et le temps relatif, mais le temps d'un côté et, de l'autre, la pure transcendance atemporelle. On décèle ici une mutation radicale qui, s'étant amorcée dans la conception védique du sacrifice, ne rayonne vraiment que dans la période upanishadique et védântique : l'éternel est conçu non plus comme un temps illimité, non plus comme un temps absolu, mais comme quelque chose qui dépasse toute temporalité. Le vase plein de temps et qui permet à celui-ci de s'échapper n'est pas lui-même temporel : il contient le temps tout en étant atemporel : « Le temps mûrit (cuit) tous les êtres dans le grand Soi — ce en quoi le temps même est cuit : celui qui le sait connaît le Veda. » L'Atharva Veda parlait déjà d'un « vase plein qui est placé au-dessus du temps » et dans lequel, peut-on penser, le temps puise constamment. Cette plénitude au-delà du temps peut être comprise à la lumière de la Maitri Upanishad, selon laquelle « brahman a deux formes : temps et atemporalité ». Ainsi, il n'y a plus le Temps absolu et le temps relatif, mais le temps d'un côté et, de l'autre, la pure transcendance atemporelle. On décèle ici une mutation radicale qui, s'étant amorcée dans la conception védique du sacrifice, ne rayonne vraiment que dans la période upanishadique et védântique : l'éternel est conçu non plus comme un temps illimité, non plus comme un temps absolu, mais comme quelque chose qui dépasse toute temporalité. Le vase plein de temps et qui permet à celui-ci de s'échapper n'est pas lui-même temporel : il contient le temps tout en étant atemporel : « Le temps mûrit (cuit) tous les êtres dans le grand Soi — ce en quoi le temps même est cuit : celui qui le sait connaît le Veda. »
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 Les deux conceptions traitées jusqu'ici englobent une grande variété de vues et elles ont ceci en commun qu'elles appartiennent à un univers religieux : qu'il s'agisse du temps du culte ou bien du temps pouvoir absolu ou divin, elles représentent deux aspects du temps valeur sacrée, mais bien d'autres ont été envisagés par la tradition. Les deux conceptions traitées jusqu'ici englobent une grande variété de vues et elles ont ceci en commun qu'elles appartiennent à un univers religieux : qu'il s'agisse du temps du culte ou bien du temps pouvoir absolu ou divin, elles représentent deux aspects du temps valeur sacrée, mais bien d'autres ont été envisagés par la tradition.
  
-**c) Le temps dépourvu du pouvoir réel.**+c) Le temps dépourvu du pouvoir réel.
  
 Pour certaines civilisations, le « vase comble » du temps s'est brisé en d'innombrables morceaux et il ne reste plus que les différents paramètres temporels des différents secteurs de la réalité. Pour d'autres, le vase est le symbole de l'auteur du temps, comme nous l'avons déjà vu. Mais il y a encore une autre conception qui a trouvé dans l'Inde des représentants illustres : le temps comme illusion cosmique par excellence. Pour certaines civilisations, le « vase comble » du temps s'est brisé en d'innombrables morceaux et il ne reste plus que les différents paramètres temporels des différents secteurs de la réalité. Pour d'autres, le vase est le symbole de l'auteur du temps, comme nous l'avons déjà vu. Mais il y a encore une autre conception qui a trouvé dans l'Inde des représentants illustres : le temps comme illusion cosmique par excellence.
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 La spéculation philosophique cherchera à nuancer cette vision et l'on pourrait caractériser une bonne partie de la philosophie indienne par le coefficient de réalité que les différents systèmes attribuent au temps, comme nous allons le voir. La spéculation philosophique cherchera à nuancer cette vision et l'on pourrait caractériser une bonne partie de la philosophie indienne par le coefficient de réalité que les différents systèmes attribuent au temps, comme nous allons le voir.
  
-===== //3. L'herméneutique linguistique. ===== +=== 3. L'herméneutique linguistique. ===
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 La philosophie indienne s'est intéressée au temps, surtout à partir de la réflexion sur la grammaire et le langage, et d'autre part (et ceci est frappant dans le Yoga), à partir d'un souci spirituel de dépassement du temps. Les autres systèmes philosophiques ne se sont guère préoccupés du temps ; tout au plus l'ont-ils inclus dans leur systématisation des facteurs de l'existence, mais sans pour autant baser leur conception de l'univers sur le phénomène du temps. La philosophie indienne s'est intéressée au temps, surtout à partir de la réflexion sur la grammaire et le langage, et d'autre part (et ceci est frappant dans le Yoga), à partir d'un souci spirituel de dépassement du temps. Les autres systèmes philosophiques ne se sont guère préoccupés du temps ; tout au plus l'ont-ils inclus dans leur systématisation des facteurs de l'existence, mais sans pour autant baser leur conception de l'univers sur le phénomène du temps.
Line 209: Line 169:
 Ces exemples suffisent à montrer que les analyses empiriques et phénoménologiques ont bien existé dans la tradition indienne. Il n'en demeure pas moins, et le fait est significatif, que le langage est le point de départ de ces réflexions. Les autres analyses, tout aussi précises, qui existent dans le Yoga et le bouddhisme, sont inspirées par un intérêt purement spirituel et aboutissent non à une affirmation empirique, mais plutôt à la négation de toute réalité objective du temps. Ces exemples suffisent à montrer que les analyses empiriques et phénoménologiques ont bien existé dans la tradition indienne. Il n'en demeure pas moins, et le fait est significatif, que le langage est le point de départ de ces réflexions. Les autres analyses, tout aussi précises, qui existent dans le Yoga et le bouddhisme, sont inspirées par un intérêt purement spirituel et aboutissent non à une affirmation empirique, mais plutôt à la négation de toute réalité objective du temps.
  
-===== //4. Intériorisation et dépassement du temps. ===== +=== 4. Intériorisation et dépassement du temps. ===
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 Les Veda cherchaient la continuité temporelle par l'acte du sacrifice, mais les Upanishads commencent à douter de la permanence de cet acte et de cette durée. L'immortalité, unique souci des sages upanishadiques, n'est plus assurée par l'accomplissement du rite. Ce n'est plus à l'extérieur, dans le culte ou le cosmos, que se trouve la continuité, mais bien à l'intérieur, en l'homme, ou plus précisément dans le Soi, l'atman. Et cependant, les connexions cosmiques ne manquent pas dans cette nouvelle vision. Les Veda cherchaient la continuité temporelle par l'acte du sacrifice, mais les Upanishads commencent à douter de la permanence de cet acte et de cette durée. L'immortalité, unique souci des sages upanishadiques, n'est plus assurée par l'accomplissement du rite. Ce n'est plus à l'extérieur, dans le culte ou le cosmos, que se trouve la continuité, mais bien à l'intérieur, en l'homme, ou plus précisément dans le Soi, l'atman. Et cependant, les connexions cosmiques ne manquent pas dans cette nouvelle vision.
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