espinosa:lenoir-o-desejo-em-espinoza
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| + | ====== LENOIR: O DESEJO ====== | ||
| + | Excerto de LENOIR, Frédéric. Le Miracle Spinoza. cap. 5. | ||
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| + | nossa tradução | ||
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| + | Vimos que uma das noções mais essenciais da filosofia ética de Espinoza era o conatus, o esforço que fazemos para perseverar e crescer em nosso ser. É o motor de toda a nossa existência, | ||
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| + | Original | ||
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| + | Nous avons vu qu’une des notions les plus essentielles de la philosophie éthique de Spinoza était le conatus, l’effort que nous faisons pour persévérer et grandir dans notre être. C’est le moteur de toute notre existence, ce qui nous pousse à survivre et à accroître notre puissance d’exister. C’est par lui que Spinoza définit la volonté et le désir. « Cet effort, quand il se rapporte à l’esprit seul, s’appelle volonté . » Lorsqu’il se rapporte au corps et à l’esprit, Spinoza le nomme « appétit », et il précise que ce que l’on appelle « désir » n’est autre que « l’appétit accompagné de la conscience de lui-même ». Autrement dit, le désir, c’est cet appétit, cette puissance, cet effort qui nous fait rechercher consciemment telle ou telle chose. Or Spinoza affirme que « le désir est l’essence de l’homme ». L’être humain est fondamentalement un être désirant. Par le conatus, sa nature le pousse sans cesse à désirer. Le désir n’a donc, en soi, rien de mauvais, bien au contraire. Ne plus rien désirer, c’est éteindre la flamme de la vie. C’est anéantir toute puissance vitale. C’est se déshumaniser. Et c’est cette force naturelle, cette puissance vitale, source de tous nos désirs, qui fonde la vertu et conduit au bonheur : « Le fondement de la vertu est l’effort même pour conserver son être propre, et le bonheur consiste pour l’homme à pouvoir conserver son être . » Ainsi, la raison non seulement ne s’oppose pas à cette puissance vitale naturelle, mais elle l’accompagne pour qu’elle puisse s’exprimer pleinement. La sagesse ne consiste donc pas à brimer l’élan vital, mais à le soutenir et à le guider. Elle ne consiste pas à diminuer la force du désir, mais à l’orienter. « La Raison ne demande rien contre la Nature ; elle demande donc que chacun s’aime soi-même, qu’il cherche l’utile qui est sien, c’est-à-dire ce qui lui est réellement utile, et qu’il désire tout ce qui conduit réellement l’homme à une plus grande perfection . » | ||
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